Il y a des courses de taxi qui ressemblent à des courses de taxi. Et il y a celles-là.
Un homme de soixante-douze ans, diagnostiqué avec quelque chose de sérieux. Sa femme était décédée deux ans auparavant. Ses enfants vivaient à Lyon. Il devait aller à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille pour sa première consultation d’oncologie.
Je l’ai pris un mardi matin à Gémenos. On n’a pas beaucoup parlé sur la route. Quand on est arrivé, il m’a demandé s’il pouvait m’appeler quand ce serait fini, en fin d’après-midi. J’ai dit oui. Il m’a rappelé à 16h30. Je suis resté joignable toute la journée.
Ce n’est pas toujours comme ça. La plupart des transports médicaux sont des trajets ordinaires : un patient, un rendez-vous, un retour. Mais certains ne le sont pas. Et dans ces moments-là, être chauffeur, c’est aussi être présent sans être intrusif, disponible sans être pesant. C’est ce dont je veux parler ici.
Quand vos proches sont loin : le chauffeur devient un relais
La fille d’une patiente m’a appelé depuis Paris un mardi matin. Sa mère, 78 ans, habitait à Auriol. Elle avait un rendez-vous de cardiologie à l’Hôpital Sainte-Marguerite à Marseille le jeudi. Impossible pour la fille de prendre le train pour deux heures de consultation. Est-ce que je pouvais m’en occuper ?
Oui. C’est exactement le genre de service que je fais — et c’est de plus en plus demandé. Les familles sont éclatées géographiquement, les parents vieillissent dans leur ville, les enfants travaillent à l’autre bout du pays. Quand un rendez-vous médical sérieux arrive, organiser le transport depuis 800 km de distance est compliqué.
Concrètement, je deviens le relais. Je prends en charge le parent à son domicile, je l’accompagne au cabinet ou à l’hôpital, je reste disponible pour le retour, et je peux envoyer un SMS à la famille pour confirmer que tout s’est bien passé. Rien d’extraordinaire — mais c’est ce qui manque quand on est loin.
Transporter une personne âgée : ce qui change concrètement
Conduire une personne âgée, ce n’est pas conduire vite et tourner le compteur. Ça demande de la patience pour l’installation dans le véhicule — les hanches fragiles, les genoux qui ne fléchissent plus aussi bien, le sac à main qu’il faut bien caler. Une mauvaise installation, et c’est une journée entière de douleur ensuite.
J’avance le siège passager au maximum, j’incline légèrement le dossier, je propose la main pour s’asseoir, je ferme la portière calmement. Sur la route, je freine plus tôt, j’évite les nids-de-poule des quartiers que je connais. Petites choses, mais elles font toute la différence pour quelqu’un qui sort de chez lui une fois par semaine.
Pour les personnes âgées isolées, je note systématiquement le numéro du médecin et celui d’un proche. En cas de problème sur la route — malaise, désorientation, perte de connaissance — j’ai un contact à appeler. Ce n’est pas du protocole officiel, c’est du bon sens.
Les hôpitaux de Marseille que je connais par cœur
Pour les rendez-vous médicaux à Marseille, la dépose compte autant que le trajet. Faire traverser un parking sous le soleil d’août à un patient qui sort de chimio, c’est ajouter une épreuve à sa journée. Je connais les entrées discrètes, les zones ambulatoires, les façons de déposer côté ombre.
- Institut Paoli-Calmettes (boulevard Sainte-Marguerite, 9ᵉ) — centre régional de cancérologie. Dépose juste devant l’accueil oncologie, ascenseur direct vers les étages de consultation.
- CHU Timone (5ᵉ, boulevard Jean Moulin) — entrée principale très chargée. Pour les consultations en cardiologie, neurologie ou rééducation, je connais l’entrée latérale moins encombrée.
- Hôpital Sainte-Marguerite (9ᵉ) — bâtiment de cardiologie facile d’accès depuis la zone ambulatoire arrière, plus rapide que l’entrée principale.
- Hôpital Nord (Saint-Jérôme, 13ᵉ) — vaste site, plusieurs pavillons. Je vais directement au bon bâtiment selon le service, pas besoin de chercher en arrivant.
Pour les autres établissements en PACA — Centre Hospitalier d’Aubagne, La Ciotat, Pays d’Aix, Salon, Manosque, Toulon — je connais aussi les zones de dépose. Précisez simplement le service au moment de la réservation.
Les rendez-vous longs : rester disponible
Certains rendez-vous prennent une heure. D’autres prennent une journée — chimiothérapie en hôpital de jour, consultation pluridisciplinaire, bilan complet pré-opératoire. Pour ces cas-là, je propose de rester disponible pour le retour plutôt que de revenir à blanc en fin de journée.
Concrètement : je dépose le matin, je gère mes courses dans le secteur, et je reviens dès que le patient appelle. Ça peut prendre deux heures comme six heures. Je gère mon planning en conséquence — le patient n’a pas à se soucier de me rappeler à temps, ni à attendre 40 minutes qu’un nouveau taxi arrive après une journée éprouvante.
EHPAD et structures partenaires
Je transporte régulièrement des résidents d’EHPAD pour des sorties ponctuelles — rendez-vous médical, visite chez un proche, démarche administrative. Plusieurs structures de la région m’ont dans leurs contacts directs : ils savent que je suis fiable, ponctuel, et que je sais m’adapter à un résident qui a besoin de temps.
Pour les directeurs et coordinateurs d’EHPAD qui cherchent un transporteur de confiance pour leurs résidents, n’hésitez pas à me contacter. On peut mettre en place un fonctionnement simple : facturation directe à l’établissement ou à la famille selon vos pratiques, transports planifiés à l’avance, et bien sûr taxi conventionné quand le rendez-vous est médical.
La prise en charge CPAM
Beaucoup de familles ne savent pas que ces trajets sont remboursés. Avec une prescription médicale du médecin traitant ou du spécialiste, le transport vers un établissement de soins est couvert à hauteur de 55 % à 100 % du tarif conventionné, selon la situation du patient (ALD, accident du travail, maternité, hospitalisation).
La fille de ma patiente d’Auriol a économisé le billet de train depuis Paris et la course n’a rien coûté à sa mère. C’est exactement à ça que sert le taxi conventionné.
Pour le détail complet des démarches, des taux et des centres pris en charge, voyez notre guide Transport médicalisé.
Organiser un premier trajet
Que ce soit pour un parent âgé, un proche qui traverse une maladie sérieuse, ou un résident d’EHPAD, le mieux est d’en parler avant d’en avoir besoin. Contactez-nous en précisant la situation — domicile, hôpital de destination, fréquence prévue. Je vous dis ce qu’on peut mettre en place, et ce qui sera pris en charge.
Et si vous appelez le jour même pour une urgence, je décroche aussi. MR Taxi reste joignable 24h/24, 7j/7 — c’est aussi ça, accompagner quelqu’un de fragile.