Quand un proche entame un traitement lourd — chimiothérapie, séances de dialyse, radiothérapie, rééducation après opération — l’organisation des trajets devient vite une charge mentale dont personne ne parle. Plusieurs allers-retours par semaine, parfois pendant des mois. Et la question qui revient toujours : est-ce que c’est remboursé, et comment ?
MR Taxi est taxi conventionné agréé CPAM (Assurance Maladie) et agréé VSL depuis ses débuts. Voici, expliqué simplement, ce qu’il faut savoir pour bénéficier de la prise en charge sans s’épuiser dans les démarches — et ce qui change concrètement le jour des soins.
Le principe : la Sécu couvre certains transports médicaux
La Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) peut prendre en charge votre transport vers un établissement de soins quand celui-ci est médicalement nécessaire et prescrit par un médecin. Le cadre est défini par les articles L. 160-8 et R. 322-10 et suivants du code de la Sécurité sociale, et le référentiel de l’arrêté du 23 décembre 2006.
Pour bénéficier de la prise en charge, deux conditions doivent être réunies :
- Vous disposez d’une prescription médicale de transport rédigée par votre médecin traitant, votre spécialiste, ou par l’hôpital — formulaire Cerfa S3138.
- Vous faites appel à un transporteur agréé et conventionné (ambulance, VSL, taxi conventionné).
Qui a droit au transport remboursé, et pour quels motifs ?
La règle générale : tout assuré social (ou ayant droit) qui doit se déplacer pour recevoir des soins ou subir des examens, et dont l’état justifie un transport assis, est éligible. Concrètement, les principaux motifs couverts sont :
- Affection de longue durée (ALD) — cancer, insuffisance rénale, maladie chronique reconnue ;
- Hospitalisation — entrée, sortie ou transfert, y compris hospitalisation de jour et ambulatoire ;
- Soins en série : dialyse, chimiothérapie, radiothérapie, rééducation ;
- Accident du travail et maladie professionnelle ;
- Transports liés à la maternité — grossesse, examens obligatoires, accouchement (prise en charge à 100 % à partir du 6ᵉ mois) ;
- Examens et consultations prescrits ;
- Convocation par un service médical — contrôle médical, médecin expert, médecin agréé ou fournisseur d’appareillage ;
- État de santé nécessitant un transport allongé ou surveillé, dans les conditions prescrites par le médecin ;
- Personnes à mobilité réduite ou en incapacité ne pouvant se déplacer par leurs propres moyens ou en transports en commun ;
- Enfants et nourrissons — transport médicalement justifié, accompagné le cas échéant d’un parent.
Si vous êtes dans l’un de ces cas et que votre médecin estime que votre état nécessite un transport, il vous délivre la prescription qui ouvre le droit au remboursement.
Le bon de transport : en principe avant le trajet, en pratique souvent le jour même
La règle officielle est claire : la prescription (ou la demande d’accord préalable selon les cas) doit être établie avant la réalisation du transport, sauf urgence. Le réflexe idéal reste donc de demander le bon à votre médecin au moment de poser le rendez-vous médical.
Dans la pratique, les choses sont souvent plus souples : beaucoup de médecins préfèrent établir le bon de transport le jour même du rendez-vous, directement au cabinet ou à l’hôpital. C’est une habitude courante, et cela ne pose aucun problème dès lors que votre situation ouvre bien droit à la prise en charge.
Vous n’avez pas encore le bon en main ? Ne renoncez pas à votre transport. Si vous êtes dans l’un des cas de prise en charge listés ci-dessus (ALD, hospitalisation, soins en série, maternité…), appelez-nous : nous assurons le trajet et vous récupérez la prescription auprès du médecin lors de la consultation.
Le taxi conventionné agréé CPAM : la solution standard pour le transport médical assis
Pour la très grande majorité des patients — chimiothérapie ambulatoire, dialyse, consultation spécialisée, examen, rééducation, sortie d’hospitalisation — la solution adaptée est le taxi conventionné. C’est un taxi qui a signé une convention avec la CPAM : il applique le tiers payant (aucune avance de frais), il facture directement à l’Assurance Maladie sur la base de votre prescription, et son chauffeur est formé pour accompagner un patient en transport assis — y compris aux gestes de premiers secours.
Concrètement, du point de vue du patient et du remboursement, la prise en charge est identique à celle d’un VSL : même taux Sécu, même tiers payant, même tarif réglementé, même qualité d’accompagnement.
Et le VSL ?
Le VSL (Véhicule Sanitaire Léger) est un véhicule sanitaire dédié, identifié comme tel, destiné aux patients qui ont besoin d’un aménagement spécifique — fauteuil sanitaire fixe, équipement adapté à une mobilité très réduite, transport en position semi-assise. C’est moins courant que le taxi conventionné, et c’est votre médecin qui le détermine en cochant la case correspondante sur le formulaire S3138 selon votre état de santé.
Bonne nouvelle : MR Taxi est agréé pour les deux formules. Vous n’avez pas à choisir — votre prescription détermine la modalité, et nous prenons en charge l’une ou l’autre.
Et l’ambulance ?
L’ambulance est destinée aux patients qui doivent être transportés allongés ou qui nécessitent une surveillance médicale pendant le trajet. C’est un transport médicalisé qui ne relève pas du taxi conventionné ni du VSL.
La demande d’accord préalable (DAP) : quand est-elle obligatoire ?
La demande d’accord préalable est une procédure réglementaire exigée dans trois cas précis :
- Le transport est de longue distance — plus de 150 km aller ;
- Vous avez besoin d’un transport en série : au moins 4 trajets de plus de 50 km sur 2 mois pour un même traitement ;
- Vous avez besoin d’un transport partagé non compatible avec votre état.
Votre médecin l’établit et l’adresse directement à la CPAM. Point important à connaître : l’absence de réponse de la CPAM dans un délai de 15 jours vaut accord. Vous pouvez donc effectuer le transport. Une DAP acceptée — explicitement ou implicitement — a la même valeur qu’une prescription pour le remboursement.
Les démarches étape par étape
1. Demandez la prescription à votre médecin. Au moment où vous posez votre rendez-vous médical, demandez la prescription transport. C’est lui qui établit le formulaire Cerfa S3138 et qui détermine la modalité selon votre état (dans la très grande majorité des cas : taxi conventionné).
2. Pour les soins en série, faites établir la DAP en amont. Dialyse 3 fois par semaine pendant 6 mois, chimio toutes les 2 semaines pendant un an, rééducation 2 fois par semaine pendant 3 mois : votre médecin remplit la demande d’accord préalable. Une fois validée (sous 15 jours), vous n’avez plus de paperasse à faire pour chaque trajet pendant toute la durée du traitement.
3. Réservez votre transport au moins 24 h à l’avance pour les soins programmés. Pour les urgences ou les sorties d’hospitalisation imprévues, nous faisons notre maximum pour intervenir rapidement — mais 24 h reste la règle pour les rendez-vous planifiés.
Pour la réservation, communiquez-nous : adresse de départ, lieu et heure du rendez-vous médical, durée prévisible de l’examen ou du soin, présence éventuelle d’un accompagnant ou d’un fauteuil roulant.
4. Préparez vos documents. Pour bénéficier du tiers payant le jour du transport, ayez sur vous :
- Votre prescription médicale de transport (ou DAP) — si votre médecin préfère l’établir le jour même du rendez-vous, vous la récupérez sur place ;
- Votre carte Vitale à jour ;
- Votre carte de mutuelle — nous acceptons les mutuelles, ce qui vous évite toute avance de frais ;
- En cas d’hospitalisation, le bulletin de situation ou le certificat de passage remis par l’établissement de soins : il atteste de votre présence et justifie la prise en charge du transport auprès de l’Assurance Maladie. Demandez-le à l’accueil ou au secrétariat — vous le récupérez généralement au moment de repartir.
5. Le jour J, nous arrivons à domicile. Aide au déplacement entre votre point de départ (domicile, chambre d’hôpital) et le véhicule, attente sur place pendant les soins si la durée est connue, retour à domicile. C’est notre quotidien.
Qui paie quoi : les taux de remboursement
L’Assurance Maladie rembourse entre 55 % et 100 % du tarif conventionné selon votre situation.
Sont couverts à 100 % :
- Les patients en ALD — cancers, dialyse, maladies chroniques reconnues ;
- Les accidents du travail et maladies professionnelles ;
- La maternité à partir du 6ᵉ mois ;
- Les transports liés à une hospitalisation.
Pour les autres situations (consultation simple, examen complémentaire, sortie d’hospitalisation hors ALD), la prise en charge est de 55 %. Si une participation forfaitaire ou un ticket modérateur reste à votre charge, il est couvert par votre mutuelle — nous acceptons les mutuelles, vous n’avez donc rien à débourser de votre poche. Pensez simplement à votre carte de mutuelle le jour du transport.
Le tarif lui-même est fixé par la convention nationale entre les taxis conventionnés et l’Assurance Maladie. Le remboursement se calcule sur la base du trajet le moins onéreux garantissant la qualité de service — autrement dit, la CPAM rembourse jusqu’au centre médical le plus proche capable de réaliser le soin. Si vous choisissez un établissement plus éloigné pour des raisons personnelles, seule la distance jusqu’au centre le plus proche est remboursée.
Aucun supplément n’est facturé sur un trajet remboursé : nous ne pouvons facturer que les frais prévus par la convention.
Ce que comprend exactement la prestation
Le transport conventionné, ce n’est pas qu’un trajet voiture. La prestation inclut :
- Le transport jusqu’au lieu de soins ;
- Une aide à votre déplacement entre le point de prise en charge (domicile, chambre d’hôpital, sortie d’urgence) et le véhicule ;
- Un accompagnement jusqu’au lieu effectif des soins quand c’est nécessaire ;
- Une aide à l’entrée et à la sortie du véhicule (sans portage — pour les patients nécessitant un portage, un autre type de transport est requis) ;
- Le respect strict des règles d’hygiène et de prévention du risque infectieux ;
- Une trousse de premiers secours conservée en permanence à bord du véhicule.
Nous assurons les trajets aller ET retour sur le même bon de transport — c’est la formule la plus simple pour les rendez-vous courts. Nous pouvons également vous attendre sur place si la durée de votre consultation est connue (examens d’imagerie, analyses, consultations courtes). Pour les soins longs comme la dialyse ou la chimiothérapie, nous revenons vous chercher à l’heure convenue.
Les centres de soins en PACA que nous desservons régulièrement
Pour les patients de la région, plusieurs établissements assurent les prises en charge oncologiques, néphrologiques et de rééducation. Nous y conduisons des patients chaque semaine.
- Institut Paoli-Calmettes (IPC) — 9ᵉ arrondissement de Marseille, centre régional de référence en cancérologie, l’un des plus importants de France.
- CHU Timone et Hôpital Nord — unités d’oncologie médicale, dialyse, rééducation.
- Centre Hospitalier du Pays d’Aix — pour les patients du bassin aixois.
- Centre Hospitalier d’Aubagne, de La Ciotat, de Salon-de-Provence, de Manosque, de Toulon — pour les soins de proximité dans les bassins varois et alpins.
Selon votre lieu de résidence et votre protocole, votre médecin vous orientera vers l’établissement le mieux adapté. Nous adaptons nos trajets en conséquence — Cassis, Cuges, Gémenos, Aubagne, Marignane, Salon, Vitrolles, Aix, Manosque, Toulon : c’est notre zone quotidienne.
C’est d’ailleurs ce maillage territorial qui fait notre force : MR Taxi est présent à Marseille, Aix-en-Provence, Toulon, Gémenos, Salon-de-Provence, Martigues, La Ciotat, Bandol, Auriol, Saint-Maximin, Rognac et Carry-le-Rouet. Grâce à ces points d’ancrage répartis sur l’ensemble du territoire, nous parvenons à assurer des transports conventionnés même en dernière minute, partout en région PACA, 24h/24 — sortie d’hospitalisation imprévue, rendez-vous avancé, créneau de dialyse déplacé : appelez-nous, nous trouvons une solution.
Pour les traitements lourds : ce qui compte vraiment
Si l’aller se passe souvent sans trop de difficulté, c’est le retour qui peut devenir éprouvant. Fatigue soudaine, nausées, vertiges — les effets d’une séance de chimiothérapie ou de dialyse se font parfois sentir dès la fin du traitement, parfois quelques heures plus tard. C’est là qu’un chauffeur formé, attentif, fait toute la différence. Savoir que quelqu’un attend, que le siège est confortable, qu’on n’a pas à s’inquiéter du trajet — c’est une forme de tranquillité à laquelle on n’avait peut-être pas pensé avant d’en avoir besoin.
Pour les traitements réguliers — souvent tous les 14 ou 21 jours, parfois chaque semaine — la solution la plus pratique reste de mettre en place un planning fixe dès le début du protocole. Même jour, même heure, même chauffeur si possible. Cette régularité rassure, évite le stress des recherches de dernière minute, et permet à votre entourage de s’organiser aussi.
Les situations particulières
Vous avez besoin d’un accompagnant ? Un proche peut voyager avec vous — précisez simplement le nombre total de personnes lors de la réservation. La prise en charge financière de l’accompagnant est prévue dans certains cas (enfant mineur, patient dépendant) ; à demander à votre médecin lors de la prescription.
Vous êtes en fauteuil roulant ? Les fauteuils pliants se chargent sans difficulté. Pour un fauteuil non pliant ou un brancard, dites-le-nous au moment de la réservation : nous vous orienterons vers le véhicule adapté.
Vous réservez pour un proche ? Parent âgé, enfant, personne dépendante : vous pouvez organiser le transport à sa place. Il suffit de disposer de sa prescription médicale, de sa carte Vitale et de sa carte de mutuelle le jour du transport.
Vous devez annuler ou déplacer un trajet ? Prévenez-nous dès que possible — un simple appel suffit, nous réorganisons le planning et reprogrammons votre trajet si besoin.
Vous n’avez pas encore la prescription le jour J ? Pas de panique : beaucoup de médecins préfèrent établir le bon de transport directement lors du rendez-vous. Si votre situation ouvre droit à la prise en charge, appelez-nous quand même — nous assurons le trajet et vous récupérez le bon lors de la consultation. Au moindre doute, un appel suffit : on vous guide.
Vous sortez de l’hôpital sans prescription pré-établie ? Demandez systématiquement au service hospitalier de vous remettre la prescription avant de partir. C’est leur responsabilité, pas la vôtre. Demandez au passage votre bulletin de situation : il justifie la prise en charge du transport.
Mon engagement
Le transport médical conventionné, c’est une partie importante de mon activité — environ 30 % des courses annuelles. J’ai accompagné des patients en dialyse pendant des années entières, des enfants en chimio jusqu’à la guérison, des personnes âgées vers leur rééducation. Ce que ces situations demandent : la régularité, la ponctualité, la discrétion. C’est ce que je m’engage à fournir, course après course.
Organiser votre premier trajet
Pour le détail des prestations, les centres desservis et les conditions de prise en charge, vous pouvez consulter notre page dédiée Transport médicalisé. Pour une première réservation, une question sur le bon formulaire à demander, ou pour mettre en place un planning fixe sur plusieurs mois, le plus simple est de nous contacter directement.
Je prends le temps d’expliquer.